COMMUNIQUÉ DE PRESSE :

Le 6 juillet prochain, Games for Change Europe organise
un séminaire/débat sur le sujet controversé de :
La dépendance et les usages excessifs du jeu vidéo
Vendredi 6 juillet – au CNAM à Paris – 9h00 à 18h00
En juin 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS – souhaite inscrire les troubles du comportement liés à un usage abusif des jeux vidéo (gaming disorder) dans la onzième classification internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM 11).
Cette classification fait débat. On ne peut pas parler des méfaits supposés du jeu vidéo sans parler des bienfaits bien réels attestés par toutes les études menées ces dernières années. Le dialogue s’impose.
Les bienfaits associés à la pratique des jeux ont été bien identifiés : dépassement de soi, restauration de l’estime de soi pour des joueurs en situation d’échecs dans d’autres domaines (scolaires, familiaux, sociétaux), apprentissage du travail collaboratif, rapidité d’exécution, développement des réflexes, capacité d’analyse de situations complexes accrues, toutes les études montrent l’importance des jeux vidéo dans le développement psycho-cognitif de leur praticiens.
Le cri d’alarme des parents et des médecins… Dans le même temps, de plus en plus de parents, d’éducateurs, de médecins s’alarment des conséquences d’une pratique excessive des jeux vidéo. Manque de sommeil d’où un manque d’attention en classe, irritabilité croissante, préférence pour les mondes virtuels au détriment des mondes réels, abandon d’autres activités (sport, lecture, musique mais aussi télévision ou cinéma) pour passer toujours plus de temps dans le dernier “co-op sandbox survival game” ou la dernière mouture du plus célèbre des “multiplayer online battle arena video games”, tous pointent du doigt les jeux vidéo.
Chaque “clan” campe sur ses positions, convaincu de sa bonne foi.  Il n’est que de lire l’article du Monde du 29 janvier 2018 dont le titre révèle les positions extrêmes des protagonistes : Le numérique : Une “drogue” qui fait débat. Le jeu vidéo, une drogue ? Vraiment ?
Games for Change Europe (Association Loi 1901) organise
un séminaire/débat sur le sujet controversé de

La dépendance et les usages excessifs du jeu vidéo
et propose d’établir un dialogue constructif entre créateurs,
éditeurs, parents, éducateurs et joueurs.
Game Designers, Psychologues, Médecins addictologues, représentants des plus grands Studios, Neuroscientifiques, tenteront d’apporter des réponses aux questions que beaucoup d’entre nous se posent… ou préfèrent ignorer.

Avec la participation de
Lévan Sardjevéladzé, CEO – Celsius Online / Président – Syndicat National du Jeu Video (SNJV) ; Julien Villedieu, Directeur Général – SNJV ; Dr Olivier Phan, Addictologue – Centre Pierre Nicole ; Dr Bruno Rocher, Psychiatre – Addictologue – Service d’Addictologie / IFAC au CHU Nantes ; Dr Pierre Taquet, Docteur en Psychologie, Psychologue clinicien – GHSC, CHRU de Lille, PSITEC Lille 3 ; Raphaël Robert-Bouchard, Game Designer – Libellud ; Joceran Borderie, Game Designer et Psychologue ; Marientina Gotsis, Artist and Designer / Research Associate Professor of Interactive Media & Games, Cinematic Arts – University of Southern California ; Michael Stora, Psychologue & Psychanalyste – OMNSH ; Thomas Gaon, Psychologue clinicien, spécialisé en addictologie, adolescence et nouveaux médias – CSAPA, Vanessa Lalo, Psychologue clinicienne spécialisée dans les jeux vidéo, les pratiques numériques et leurs impacts (cognitifs, éducatifs et culturels) ; Emmanuel Guardiola, PhD – Prof. Dr. in game design at Cologne Game Lab – TH Koln ; Oriane Cappella, Directrice Développement Durable et RSE – Ubisoft
Retrouvez-les le vendredi 6 juillet au Musée du CNAM à Paris,à partir de 9h00 pour une journée placée sous le signe des passions et, du moins nous l’espérons, de la raison.

En savoir plus
Questions abordées au long de ce séminaire/débat
♦ Qu’est-ce que les créateurs de jeux peuvent apprendre des professionnels de la santé qui reçoivent des patients qui souffrent de leurs pratiques excessives des écrans en tous genres, et réciproquement ?
♦ Comment mieux faire connaître les bienfaits du jeu aux éducateurs ? Comment restaurer des passerelles entre les nouvelles générations de joueurs et la société en général ?
♦ A quoi ressemble notre cerveau lorsque nous jouons ? Dans quelles circonstances se déclenche le plaisir ? A quel moment et dans quelles conditions bascule-t-on du plaisir à l’addiction ?
♦ En quoi l’évolution des modèles économiques incite-t-elle les créateurs de jeux à développer des mécaniques de jeux toujours plus addictives ? Les anglo-saxons parlent de « stickiness » – en référence à sticky : collant, adhésif), où l’on joue sur la frustration ou l’appétence du joueur pour l’encourager à acheter les moyens d’aller plus loin, plus vite dans le jeu. Free 2 Play, In-App Purchase, Loot Boxes relèvent-ils de la législation sur les jeux d’argent (casino, loterie…) ?
♦ Et enfin, est-ce que toutes ces accusations contre le jeu vidéo ne trouvent-elles pas leur origine dans d’anciennes frustrations associées à une culture judéo-chrétienne, au sein de laquelle le plaisir est diaboliquement suspect ? Retrouve-t-on les mêmes rejets dans les cultures asiatiques ? Quelles différences entre France, Angleterre, Etats-Unis, Japon, Corée…

Contacts

Frédérique CAUVIN-DOUMIC
Curatrice – Games For Change Europe
frederique@g4ceurope.eu

Jean-Michel BLOTTIÈRE
Président – Games For Change Europe
jean-michel@g4ceurope.eu

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